L’assassinat du maire de Gdansk Pawel Adamowicz

REFILE - CORRECTING TYPO People gather to watch a broadcast of the funeral service for the city's mayor Pawel Adamowicz, in Gdansk, Poland January 19, 2019. Agencja Gazeta/Kamil Gozdan via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. POLAND OUT.

Abasourdie et affligée, la Pologne dit adieu au maire de Gdansk

La Pologne dit adieu samedi au maire de Gdansk assassiné, tout en se demandant si le discours de haine très présent en politique a influencé son meurtrier, un criminel apparemment déséquilibré.

https://www.la-croix.com/Monde/Abasourdie-affligee-Pologne-dit-adieu-maire-Gdansk-2019-01-19-1300996525

Municipalisme. La mort du maire de Gdansk, poignardé le 13 janvier dernier, a provoqué un choc, en Pologne et partout en Europe. Les cérémonies qui se sont déroulées dans la ville polonaise, en fin de semaine dernière, pour rendre un dernier hommage à Paweł Adamowicz, ne suffiront pas à refermer la page politique. Ce drame pèsera, en Pologne, sur les campagnes des européennes, en mai, puis des législatives, prévues d’ici novembre : Adamowicz défendait l’accueil des migrants, soutenait les minorités sexuelles, promouvait le projet européen – autant de convictions à l’opposé de celles portées par la majorité au pouvoir en Pologne.

https://mediapart.emsecure.net/optiext/optiextension.dll?ID=mIE4nc1kFXLm5PAO4ez3LV78ojRZLSCzMiLr77_wAWj00QUrOpSpcjcal_yOYuvq7ll3QyPE5EfPMu7_T4tOGIKy3b3MmA&M_BT=646499910939&fbclid=IwAR3L6YvFTdoWCm9m3rETJjxHj3DXqBKzhEXEsIa4G_16CsJoGQjSX-K_qLo

Pologne : les commémorations de l’assassinat du maire de Gdansk prennent une tournure politique

Plusieurs voix ont dénoncé le climat politique ayant, selon elles, facilité l’attaque mortelle contre Pawel Adamowicz.

« Aujourd’hui, nous avons besoin de silence, mais cela ne peut pas signifier le mutisme, car se taire confinerait à l’indifférence. » En Pologne, cinq jours après l’attaque au couteau qui a coûté la vie, lundi 14 janvier, au maire libéral de Gdansk, Pawel Adamowicz, l’oraison funèbre prononcée samedi par son épouse Magdalena est venue clôturer une intense série de commémorations, mais aussi peut-être la fragile trêve politique consécutive au drame.

Après avoir rappelé le rôle des parents de Pawel Adamowicz dans la formation de sa « foi profonde », son « patriotisme » et sa « connaissance de la véritable histoire de la Pologne » – des valeurs dont le PiS revendique le monopole –, (Aleksander Hal) a affirmé que « la haine qui a tué Pawel a été générée en le disqualifiant moralement. J’appelle ceux qui ont une influence sur notre vie publique, donc avant tout les gouvernants, à abandonner ces pratiques. »

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/20/pologne-les-commemorations-de-l-assassinat-du-maire-de-gdansk-prennent-une-tournure-politique_5411923_3210.html?fbclid=IwAR1ZQZtPmTE_71Ssr3vGBK2AsDFYHp-2v3y7rtkB4CSkCC8p3iFUmfv3DTg

Des programmes scolaires pour contrer les discours de haine en Pologne ?

L’assassinat du maire de Gdańsk, Paweł Adamowicz, dont le décès remonte au 14 janvier, continue de secouer la Pologne, qui s’interroge : comment lutter contre les discours de haine et la violence politique qui rongent la société polonaise et ont conduit à la tragédie de Gdańsk ?

Dans un passé récent, Paweł Adamowicz avait reçu un « acte de décès politique ». Il avait été signé « Młodzież Wszechpolska », un groupuscule ultranationaliste. Comme Adamowicz, dix autres maires . .

https://courrierdeuropecentrale.fr/des-programmes-scolaires-pour-contrer-les-discours-de-haine-en-pologne/?fbclid=IwAR3-Z1avRs4ReSl5zyiAN3hzNGUbFHM5mRYs6W138s-0M5kA4btfky2UuY4

Frédéric Schneider dans Vox Europa :

Gdańsk, tout un symbole de la lutte entre la liberté et ceux qui veulent la limiter ou l’abolir. C’est ici que la chute du communisme a commencé en 1980, dans les chantiers navals où travaillair Lech Wałęsa. C’est ici qu’a été récemment ouvert le musée de la Seconde guerre mondiale présentant une interprétation historique de la souffrance de tous les Européens pendant ce conflit, Adamowicz ayant bravé l’interdit du parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir, selon lequel le martyr subi par les Polonais ne peut être comparé à celui des autres (même si finalement le parti conservateur a changé la conception du musée). Enfin, c’est ici qu’ont retenti les premiers coups de canon du cuirassé Schleswig-Holstein sonnant le glas de l’entre-deux guerres. Et maintenant, cet acte barbare qui sème la terreur et qui s’inscrit dans un mouvement plus large à même de museler la liberté d’expression.

https://voxeurop.eu/fr/2019/meurtre-de-pawe-adamowicz-5122568?fbclid=IwAR3_m52bn5w4tQgr51LTjJ8VdYcwqSr5I5QL5wd2WzpxpvXUkNMVv47D1N4